Mode Nuit Mode Jour

Douceur
A+ a-
Chapitre 2 – Défenseur Partie 1    
Chapitre 1 – Dictateur Partie 2 Menu à suivre...

 Chapitre 2 – Défenseur Partie 1  

 

L’échec qu’avait subi Rintam l’ambitieux, avec Jules César ne le décourageait pas. L’ambitieux réfléchissait sur le choix d’un nouveau stratège. Il sélectionna trois candidats potentiels, Alexandre le grand, Napoléon Bonaparte premier et Cérumane. Alexandre semblait le meilleur tacticien mais il avait un orgueil fort, en effet il obligeait ses sujets à se prosterner devant lui, et le culte de sa personne était surdimensionné. Bonaparte était plus modeste, mais il aurait peut-être un long temps d’adaptation, avant qu’il ne soit pleinement utile. En effet s’il se mettait à travailler pour Rintam, il devrait apprendre à mener des batailles, pratiquement sans le soutien d’armes à feu ou de canons. Et puis Alexandre et Bonaparte, s’avéraient très habitués à disposer de troupes obéissantes et disciplinées. La bestialité et les habitudes guerrières des orques, notamment la manie de charger de manière désordonnée, risquaient de mettre dans une colère folle, Alexandre et Napoléon. Ces facteurs poussèrent l’ambitieux à décider de tenter de rallier en priorité à sa cause Cérumane.

En effet après mûres réflexions Cérumane le mage paraissait un choix très sensé, car il était réputé pour ses pouvoirs magiques, n’avait aucun préjugé à l’égard des orques, et réussissait même à obtenir des résultats marquants pour juguler le manque de cohésion et d’esprit d’équipe des orques. Le seul point qui fâchait venait du fait que Cérumane passait pour être une personne farouchement attachée à son indépendance, un individu qui rechignait à reconnaître l’autorité d’autrui. Toutefois si l’orgueil du mage était domestiqué, il s’avérait quasiment certain qu’il ferait un allié de poids pour Rintam.

D’ailleurs l’ambitieux avait un certain degré de confiance dans ses capacités de réussite, il était très sûr de lui car il parvint à réaliser un exploit qu’il qualifiait de monumental. Il ne déclama que cinq poèmes lyriques servant à vanter ses mérites personnels devant un miroir ce matin. C’était un signe qu’il atteignait des sommets en ce moment en matière de résolution et de contrôle de soi. Ajouté à cela le fait que les poèmes étaient de vrais chefs d’œuvre d’après l’ambitieux, donc ce dernier se voyait dans un état de super forme intellectuelle.

Rintam après avoir admiré pendant cinq minutes une statue le représentant, rencontra Gron dans un couloir du donjon.

 

Rintam : Gron j’ai une grande nouvelle à t’annoncer. D’ici peu le monde sera à mes pieds, et tu sais grâce à quoi ?

Gron : Je ne sais pas, peut-être les chaussettes noires que je vous ai tricotées.

Rintam : Mais non imbécile, j’ai eu une vision où grâce à mon stratège, les souverains du monde entier me versaient un tribut pour implorer ma clémence. Et d’ailleurs en quoi des chaussettes sans pouvoir magique pourraient-elles m’aider ?

Gron (enflammé) : La chaussette est un vêtement qui impressionne les gens. J’ai poussé un orque avec une grosse épée à refuser le combat, parce que je l’ai menacé avec une chaussette sans rien à l’intérieur. J’ai la ferme intuition que la chaussette c’est l’arme destructrice par excellence. C’est tellement performant que je comprends pourquoi il existe un tabou sur son utilisation.

Rintam : Hein ?

Gron (en pleine envolée lyrique) : La plupart des récits sur des batailles parlent de sorts, d’épées, de charge de cavalerie, mais pas de chaussettes parce qu’il s’agit d’un moyen extrême de gagner, tellement efficace qu’il figure parmi les arcanes interdits.

D’ailleurs maître quand vous serez maître du monde, je vous conseille de prendre comme première loi, l’interdiction de la possession de chaussette, sauf pour vos plus fidèles subordonnés. Cela sera un atout pour contenir des révoltes.

 

Rintam comprenait pourquoi un orque avait épargné des sévices sur Gron à cause d’une histoire de chaussette. L’ambitieux sentit un tel mouvement de pitié chez lui, qu’il n’eut pas le cœur de briser les illusions du gobelin.

 

Rintam (ment) : Tu as raison Gron, les chaussettes c’est très redoutable.

Gron (plein d’espoir) : Vous voulez que je remplace les armes de vos orques par des chaussettes alors ?

Rintam : Gron arrête de faire une fixation sur les chaussettes, et pars chez  Elilim mon fournisseur  d’accessoires magiques habituel, me chercher des bougies. J’en ai besoin pour mon prochain rituel.

Gron : Je comprends les chaussettes c’est trop puissant, c’est un moyen trop facile de conquête.

Rintam (ment) : Tu as parfaitement deviné, allez vas faire des courses.

Gron (insiste) : C’est quand même un peu dommage, j’ai conçu une chanson pour rendre encore plus terrifiants nos soldats quand ils manieront des chaussettes. (chante) Allons petits et grands le jour de gloire de Rintam est arrivé, ne craignez pas le fouet mais la chaussette. Nous allons vous asservir à coup de chaussette et peu importe votre magie, vos épées et vos autres armes, bientôt vous supplierez.

Rintam (s’énerve) : Bon cela suffit jusqu’à nouvel ordre plus question de parler chaussette, sauf pour les ranger ou les nettoyer.

 

Gron chevaucha un poney et s’arrêta devant une boutique de magie à l’intérieur d’une ville d’environ vingt mille habitants. La rue où s’arrêta le gobelin faisait partie des rares lieux pavés, et à bénéficier d’un bon degré de propreté, dans le sens que les déchets de nourriture, l’urine ou les excréments étaient régulièrement enlevés.

Le magasin était de grande taille, il contenait des milliers d’articles. Il était le plus réputé des lieux de la région dans l’approvisionnement d’ingrédients pour les mages. Elilim le propriétaire de la boutique, pouvait obtenir très facilement des composants pour potions magiques ou rituels surnaturels, grâce à ses nombreux contacts.

Par contre il était très rare que le propriétaire consente une ristourne, il fallait qu’il soit d’excellente humeur pour qu’il accepte de faire un léger rabais. Certains qui se montrèrent trop insistants pour réclamer une réduction, eurent des ennuis, sous la forme d’une malédiction temporaire. Physiquement Elilim était un elfe plutôt beau, il avait des cheveux courts blonds, il n’avait pas une ride, et ses yeux bleus avaient un effet séduisant sur les femmes. Le seul détail physique qui gênait certaines humaines, était les longues oreilles pointues mesurant dix centimètres chez Elilim.

Quelques personnes jalouses murmuraient que le propriétaire usait de pouvoirs magiques, pour séduire les jeunes demoiselles. Toutefois on ne connaissait aucune relation amoureuse officielle entre Elilim et une femme. C’était normal le propriétaire se livrait corps et âme à son entraînement à la magie. Son objectif ultime était d’entrer dans l’histoire, en devenant le mage le plus réputé des royaumes elfes de son époque. Dès qu’il avait un moment de libre Elilim se consacrait à l’apprentissage de nouveaux sorts, ou à renforcer le niveau des enchantements qu’il connaissait.

Le propriétaire était franchement doué, bien qu’il ait appris pratiquement tous ses sorts tout seul, son niveau s’avérait excellent en magie. Elilim connaissait des centaines d’enchantements puissants. La boutique était une contrainte pour l’elfe, mais Elilim se sentait obligé d’exercer une fonction de commerçant. Il avait promis sur le lit de mort de son père, qu’il reprendrait la gestion du magasin familial.

 

Elilim : Bonjour Gron que puis-je pour vous ?

Gron : Monsieur Elilim, il me faudrait cent bougies noires, s’il vous plaît.

Elilim (se retient de rire) : Attention Gron près de ma boutique, il y a un monstre gras avec des yeux rouges remplis de haine.

Gron : Oh non je suis perdu !

Elilim : La créature terrible qui vous menace est un pigeon.

Gron : Ne refaites plus jamais cela, sinon vous aurez à subir des représailles.

Elilim (méfiant) : Que m’infligerez-vous si je vous refais une farce ?

Gron : Je ne vous souhaiterai plus un bon et joyeux anniversaire, vous devrez vous contenter de la formule bon anniversaire.

 

Gron prit l’air étonné de son interlocuteur pour une preuve qu’il fit de grands progrès dans l’art de proclamer des menaces. Il réfléchit longuement pour mettre au point ce qu’il qualifia de propos saisissants et terriblement effrayants. Il rêvait depuis longtemps d’intimider avec quelque chose d’original. Et il pensait que raccourcir une formule de politesse en lien avec les anniversaires serait un bon moyen. Gron découvrit dans un livre humoristique, les aventures d’un homme qui essayait d’intimider ses ennemis à coup de formule de politesse. Le héros du roman ne réussait pas souvent à faire peur, mais ce n’était pas grave d’après Gron. Selon le gobelin l’ouvrage littéraire recelait un message caché qui ne demandait qu’à jaillir au grand jour.

Gron songeait d’ailleurs à immortaliser la menace «bon anniversaire», en concevant un manuel sur la torture mentale, qu’il vendrait fort cher. Oui pour lui il tenait un filon, si une personne redoutable comme Elilim paniquait, c’était le signe que pratiquement tout le monde aurait envie de soumettre quand Gron déclamerait son arcane «bon anniversaire». Il y avait cependant un problème, si l’elfe subissait de vives émotions, elles se limitaient à une grande envie de rire.

Heureusement le gobelin eut un sursaut de loyauté envers son maître le dissuadant de répandre la meance «bon anniversaire». En effet il craignait de devenir si puissant qu’il ferait ombrage à la gloire de Rintam. Donc ce serait plus prudent et fidèle de ne plus utiliser du tout son arcane mortel autour de l’anniversaire.

 

Elilim (joyeux) : Allez pour me faire pardonner je vous fais une réduction d’un pour cent, vous n’aurez à payer que quatre-vingt-dix-neuf pièces d’argent.

 

Gron le gobelin rentra au donjon tout en tenant un raisonnement particulier, il se faisait souvent traiter de pigeon par les orques des alentours, et Elilim avait dit que les pigeons étaient des créatures terribles. Il ne mentait pas forcément, il disait peut-être la stricte vérité, il incitait peut-être son client à entreprendre une quête héroïque. Cela voulait-il dire que lui Gron était un être hors norme ? Pour vérifier cela il songeait sérieusement à affronter un dragon adulte en s’armant seulement avec un hochet. Heureusement le naturel lâche du gobelin l’empêcha de concrétiser son projet suicidaire. Une fois de retour chez lui Gron ouvrit quelques portes et, déposa les bougies près de Rintam l’ambitieux, qui admirait son reflet dans la salle des miroirs, une pièce sans meuble avec juste des dizaines de glaces.

 

Rintam : Gron il se passe de drôles de choses, les serviteurs gobelins chargés de faire le ménage sont devenus de vraies fées du logis. Je ne trouve plus un grain de poussière dans le donjon.

Gron : Les gobelins qui s’occupent du ménage, ont peut-être enfin compris l’honneur de vous servir. Alors ils ont appris à agir avec zèle à vos ordres.

Rintam : Tu as sans doute raison, maintenant revenons à l’essentiel. As-tu les cent bougies que je t’ai demandées ?

Gron : Oui maître, les voici.

Rintam : Je pense à une chose que je ne t’ai jamais demandée. Combien te coûtent les bougies vendues par Elilim, le mage de la ville de Xapar ?

Gron : Cette année leur prix moyen est d’une pièce d’argent par bougie noire, maître.

Rintam (crie fort) : Comment ? C’est horrible, c’est un attentat, c’est intolérable. Pourquoi des bougies coûtent-elles si chères ?!

Gron : L’hiver dernier a été terriblement froid, beaucoup d’abeilles ont péri, donc la cire des ruches se vend plus chère.

Rintam : Ce n’est pas une excuse suffisante, pour ta manie de dépenser de l’argent tu iras te faire fouetter. A moins que tu ais un argument qui puisse te sauver.

Gron : S’il vous plaît maître, si vous m’évitez le fouet, je vous chanterai une berceuse le soir pour vous aider à dormir.

Rintam : Tu as gagné cinq coups de fouet supplémentaires. T’es vraiment un cas Gron, je ne sais pas ce qui sert de cerveau, mais c’est sûrement de la poussière.

Gron : Permission demandée de m’ouvrir le crâne !

Rintam : Hein ?

 

Gron pensa d’abord que la poussière qui rendait riche c’était un mensonge. Mais en voyant les efforts de beaucoup des habitants du donjon pour la collecter, le doute envahit le gobelin, et se transforma finalement en certitude que la poussière valait autant, si ce n’était plus que l’or.

 

Gron : Ne vous en faites pas maître, toute la poussière de mon crâne servira à financer votre cause.

 

Rintam était partagé entre l’exaspération et le désespoir, il prit quand même la peine d’intervenir pour éviter un drame.

 

Rintam : Bon Gron je t’interdis formellement de collecter la poussière de ta tête.

 

Le lendemain matin, Gron le bêta vit dans la salle des rituels majeurs que son maître Rintam l’ambitieux était radieux. Une grande angoisse traversa Gron le gobelin, il espérait que son maître n’ait pas mis la main sur le butin de sa cachette secrète. Pourtant à voir l’air béat  de l’ambitieux, le doute n’était pas permis.  Rintam avait fait main basse sur le trésor du gobelin. Gron avait envie de pleurer, de trépigner, de dire des mots très grossiers. Il s’était saigné financièrement, et il devait abandonner la propriété d’une véritable œuvre d’art. L’amertume du bêta se voyait sur son teint, qui devenait de plus en plus vert foncé, à mesure qu’enflaient son désappointement et son exaspération. L’ambitieux allait revendre l’objet qu’avait acheté le gobelin.

Gron avait envie de hurler, tellement l’injustice qu’il subissait lui semblait criante. Le gobelin devait faire de gros efforts pour résister à la pulsion de taper sur les murs du donjon avec ses poings. Il subissait un mélange d’abattement et de fureur, il voulait tuer des êtres vivants pour calmer sa rage. Puis le bêta se dit qu’il y avait peut-être moyen d’éviter une déconvenue, en altérant par la sorcellerie la mémoire de son maître.

Problème Gron n’était pas doué pour se concentrer, et les sorts d’oubli s’avéraient délicats. Une seule seconde de distraction, et l’on pouvait faire disparaître l’ensemble des souvenirs de la cible, voire transformer en abruti complet une personne très intelligente.

Puis le gobelin se dit que les enjeux étaient trop importants, il allait se mettre à jeter un enchantement d’oubli, quand une pensée lui traversa l’esprit. Une déduction ne constituait pas une preuve formelle.

Avant de mettre en danger la mémoire de l’ambitieux, Gron pensa qu’il valait mieux vérifier que son angoisse s’était concrétisée. Si le gobelin se trompait, il risquait de provoquer un immense gâchis pour rien du tout. Il voulait être certain qu’il ne mettait pas en péril l’esprit  de l’ambitieux pour une broutille.

 

Gron : Que se passe t-il maître ?

Rintam (rempli de joie) : J’ai fait une très bonne affaire, j’ai obtenu contre les cent bougies noires que tu as achetées, deux cents bougies noires et trois pièces de bronze.

Gron : Vous n’avez pas commercé, avec le mage du village de Lofen tout de même ?

Rintam : Si pourquoi ?

Gron : Le magicien de Lofen est un escroc notoire.

Rintam : Je crois qu’il a changé vu qu’il a dit que j’étais très intelligent.

Gron : Pas plus tard que la semaine dernière, il a essayé de me vendre une baguette maudite qui transformait en chien celui qui l’utilisait pour la somme de mille pièces d’or.

Rintam : Le passé c’est le passé, je fais confiance au mage de Lofen, car il a reconnu mon immense beauté.

Gron : Il y a deux jours, le magicien essayait de me refiler des parchemins sans pouvoir magique, pour la somme de dix mille pièces d’or.

Rintam : Quelqu’un qui m’appelle votre magnificence, n’oserait pas m’arnaquer. Le mage me respecte profondément même s’il emploie des méthodes particulières, par exemple me tirer la langue par derrière, tout en me faisant des doigts d’honneur avec les deux mains.

Gron : J’ai du mal à comprendre.

Rintam : Le mage m’a expliqué que pour les gens ordinaires tirer la langue et faire un doigt d’honneur est un signe de dérision, mais que pour quelqu’un comme moi c’est un hommage.

 

Rintam semblait assez bête de croire dans le mage de Lofen, mais d’un autre côté il était vraiment vulnérable à la flatterie. Son orgueil pathologique le rendait très facile à manipuler si l’on savait employer les bons leviers de flagornerie.

 

Rintam : Bon assez discuté, il est temps d’aller dans le monde de Cérumane.

Gron : Avant de partir, j’aimerais savoir s’il vous plaît si vous avez mis la main récemment sur mon archifromage ?

Rintam : Non pourquoi ? Et c’est quoi l’archifromage ?

Gron : C’est le puissant des artefacts surnaturels d’après le vendeur, encore plus fort qu’un archimage.

Rintam (en colère) : On en a déjà parlé Gron, le fromage n’est pas plus fort que moi !

Gron : Oui, mais l’archifromage et le fromage ce ne sont pas les mêmes choses, ma meule de gruyère de dix kilos est imbattable.

Rintam : Et qu’est-ce qu’elle a de si spéciale ?

Gron (exalté) : Le vendeur m’a tout bien expliqué, il arrive parfois que de sombres entités surpuissantes hantent des souris. Or les souris peuvent être attirées avec du gruyère. Avec mon archifromage au parfum irrésistible pour les souris, j’ai franchi une première étape cruciale. Et puis l’animal souris est un mot qui se prononce comme sourit l’action de sourire.

Rintam : Et alors ?

Gron (passionné) : C’est un signe, quand mes ennemis sourient c’est un très bon présage, signifiant que j’augmente mes chances de survivre. Un ennemi de bonne humeur est plus ouvert à la flatterie, et à une action de léchage de bottes. Et si tu ressembles à un bouffon, un guerrier fier évitera de te tuer. Je sais que ce que je défends avec l’archifromage paraît ridicule, mais j’ai été sauvé si souvent par des actions ridicules, que je me dis que je dois persévérer.

 

En effet Gron avant d’être au service de Rintam mena une vie d’errance, et il rencontra de nombreux sadiques qui lui laissèrent la vie sauve, au point qu’il hérita du surnom «Le mille fois épargné». La conviction profonde du gobelin autour du ridicule impressionna l’ambitieux et le navra en même temps.

 

Rintam : Tu es désespérant, je t’interdis de mener des expériences magiques avec du fromage.

Gron (vexé) : Mais euh, ce n’est pas juste.

Rintam : Il suffit, mon ordre est formel. Suis moi je vais bientôt partir en quête de mon stratège. Allez que les frontières entre les mondes disparaissent, et que j’aille sur les terres dominées par le puissant Cérumane.

 

 



Rejoignez-nous et devenez correcteur de Chireads Discord []~( ̄▽ ̄)~*
Chapitre 1 – Dictateur Partie 2 Menu à suivre...